Autrefois, les plus anciens apprenaient aux jeunes comment travailler correctement, en leur faisant part de leur expérience et en partageant leur savoir. Aujourd'hui, ce savoir est en train de se perdre.
Partir en retraite est une pensée qui rend le sourire à plus d'un, surtout à l'heure ou le travail n'est plus reconnu, ou les gens sont jetés à la rue. C'est donc d'un coeur léger que les gens quittent leurs entreprises ou leurs administrations sans aucun regret.
La conscience professionnelle n'est plus reconnue aujourd'hui. Seuls comptent l'esprit carriériste, ou celui-ci qui fera le plus de bâtons au détriment d'un esprit d'équipe.
A peine nommés, bardés de diplômes, les jeunes loups ont les dents longues. Il est intéressant d'observer avec quel mépris ils toisent les anciens qui ont fait marcher cette entreprise au prix de bien des privations que l'on a oubliées.
C'est donc la larme à l'oeil en quittant leurs collèges que ces retraités partent, laissant leurs amis poursuivrent encore leur travail. Puis après les premiers jours à flemmarder, commence un choix difficile.
Faut-il vraiment ne plus rien faire après un repos bien mérité ? La vie n'a pas été tendre pour eux non plus. Ils ont souvent commencé de travaillé à 14 ans voir 16 ans. Les jeunes abordent le monde du travail bien des années plus tard à cause des études que l'on a reculées. Nos jeunes retraités se pose un moment la question sur cette société qui n'a jamais su leur montrer la moindre reconnaissance ?
Certains vont faire ce choix le coeur léger, observant ces jeunes largués sur le marché du travail, peinant sur mille difficulté. Ils rejoindront une association ou ils parraineront un jeune à aider.
Et contrairement à ce que l'on imagine, c'est une véritable chaîne d'amitié qui se créée entre ces deux générations. L'homme sur la fin de sa vie a pris conscience qu'il doit transmettre son expérience et l'amour de son ancien métier. Le jeune a besoin de conseils utiles, d'une écoute et que l'on prenne le temps de lui expliquer.
Ce que la famille n'a pas su apprendre aux plus jeunes, ce que l'école n'a pas pu faire rentrer dans leur esprit, les anciens ont compris les choses les plus importantes à leur apprendre pour les aider dans la vie : la transmission du savoir pour les générations futures.
Une passerelle a su naître entre ces générations que l'on croyait amenées à ne plus se côtoyer. Ce que nos gouvernements n'on pas su voir ni comprendre, les anciens ont compris qu'ils pouvaient encore être utile à ces jeunes largués en pleine tourmente.
par Erotica51 (02/04/2006) - 424 mots
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