L'autorité est-elle synonyme de maltraitance ? C'est avant tout respecter l'enfant et se respecter en tant qu'éducateur qui est important.

Les fessées


L'autorité est-elle synonyme de maltraitance ? C'est avant tout respecter l'enfant et se respecter en tant qu'éducateur qui est important.

Le magazine Psychologie, propose une chronique qui mérite qu'on s'y arrête : celle de Boris Cyrulnik (dont je ne me lasse pas de présenter les idées). Le style est agréable avec un contenu clair. Ainsi, ce mois ci dans Les Carnets, Cyrulnik nous parle de la maltraitance et de l'autorité dans l'éducation des enfants.

Ce qui me semble pertinent est l'idée que le châtiment physique dans l'éducation ne représente qu'une domination de l'adulte face à une situation qui lui échappe. N'arrivant pas à se faire obéir, l'adulte utilise la force pour se faire entendre. Or comment peut-on entendre quand les mots sont dépassés par l'acte ? L'auteur met en garde contre une autre type de maltraitance destructrice : la maltraitance par les mots : des mots qui frappent, dominent, humilient, bref des mots n'ayant pas comme finalité la communication ( de valeur, de règle...). La chronique se termine sur un appel à la réflexion sur le concept d'autorité.

Frapper, terroriser par les mots, c'est maltraiter, mais être laxiste, faire preuve en apparence de trop de gentillesse envers l'enfant en lui laissant tout faire peut également être une forme de maltraitance, car cette attitude à l'inverse est vécue comme un abandon pour l'enfant. L' enfant a besoin pour se construire d'un cadre qui rassure en donnant les limites. Il a besoin de pouvoir s'opposer à ses parents, de tester les limites. Aimer, c'est aussi savoir donner des repères. Le cadre de l'éducation d'un enfant passe donc par l'autorité.

On sait que l'autorité ne doit pas passer par des conduites extrêmes de la part des parents. Alors, une solution ? S'il y en avait une, il serait alors trop facile d'élever nos enfants !!! Mais ce n'est déjà pas mal d'y réfléchir.


par Céline Chemla (05/07/2006) - 326 mots
Mieux comprendre la psychologie